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La hausse du prix de l’essence

June 10, 2008

Par un de nos précédents stagiaires et ancien bloggeur Louis Messier

Avril 2003, je débute mes cours de conduite. Lors d’un de ceux-ci, je remarque une longue file d’attente dans une station-service qui affiche le prix de 0,93$ le litre d’essence… Des dizaines de personnes espèrent pouvoir faire le plein avant que les prix ne dépassent la barrière psychologique de 1,00$ le litre. 5 ans plus tard, le prix de l’essence a dépassé une nouvelle barrière psychologique en s’arrêtant à 1,514 à Montréal lundi le 9 juin durant une partie de la journée.

Face à cette hausse de prix qui fait les rager, les automobilistes se sentent impuissants. Certains voudraient que les gouvernements s’impliquent et freinent cette hausse en adoptant des mesures économiques. Seulement, Jeff Rubin, économiste et stratège de CIBC marchés mondiaux, estime qu’il n’y a rien à faire à cause de la demande de pétrole soutenue et croissante de pays comme la Chine et l’Inde. Il pense que dans les pays occidentaux comme le Canada, les gens vont simplement se détourner de la voiture en raison des prix trop élevés du pétrole que les Canadiens paieront environ 2,25$ le litre en 2012.

Devant cette sombre perspective, les habitudes commencent à changer comme abandonner sa voiture pour prendre les transports en commun. On remarque déjà que plusieurs gens commencent à adopter cette pratique. Cependant, les réseaux de transports en commun souffrent de plusieurs désavantages : des autobus ou des voitures de trains ou de métro bondés, la chaleur ou le froid dans ces voitures selon la saison, le manque de passage des autobus en dehors des heures de pointe, etc.

D’un autre côté, plusieurs personnes ont absolument besoin de leur voiture pour se déplacer en raison d’un manque de services de transports en commun dans leurs régions. Les dépenses en essence continuent d’augmenter, les privant ainsi d’une bonne partie de leur budget. De plus, les prix d’autres biens de consommation augmentent avec la hausse du prix du pétrole, mais bien souvent les salaires ne s’ajustent pas en conséquence.

La hausse du prix du pétrole est une crise qui risque d’empirer dans les prochaines années. Que faut-il faire? À mon avis, il faudra que chaque citoyen fasse sa part et change ses habitudes de consommation d’essence pour être plus efficace dans ses déplacements parce que le « bon vieux temps » où l’essence ne se payait que 0,93$ restera toujours loin derrière nous…

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4 Comments leave one →
  1. S. Benoit permalink
    June 23, 2008 7:47 pm

    La meilleure façon de changer les habitudes des consommateurs restera toujours de toucher leur portefeuille. Même le plus alarmiste des discours environnementalistes ne pourra rivaliser en efficacité avec une hausse du prix de l’essence. Tant que l’automobile demeurera un choix plus économique et plus pratique que les transports en commun, il est évident qu’elle restera l’option privilégiée par les consommateurs. L’essence pourrait bien coûter 3$ le litre, si les transports en commun ne sont pas plus attrayants que la voiture aux yeux des consommateurs, ceux-ci continueront à payer le prix. Une partie de la solution passe donc par une meilleure valorisation des transports en commun : augmentation de la fréquence de passage des trains, métro et autobus, davantage de voies réservées, prix des billets plus avantageux, etc. Ces mesures ne sont pourtant pas de nouvelles idées, mais elles semblent davantage attirer l’attention des consommateurs lorsque le prix de l’essence grimpe en flèche.

  2. June 20, 2008 3:09 pm

    I do agree that solutions to climate change must come from a shift in personal comsumption behaviour, but at the same time we must advocate for global solutions. As Danny has done, I’d like to cite a Heinberg book too, “The Oil Depletion Protocol”. Here, he oultlines a world-wide treaty to progressively reduce our aggregate consumption of destructive energies and the introduce alternatives in their place.
    I have no misconceptions here, the Depletion Protocol will never happen, BUT it could be the start of a dialogue on brokering global solutions. What I like about it that it puts the onus on industrial states to reduce their consumption first. It gives emerging economies a 20-year grace period (allowing for S&T innovations) providing space for continued econ growth. Also, this is a proactive ‘energy’ policy over a reactionary ‘climate’ policy, attacking the core problem of climate change from the source.
    Finally, with the high cost of oil, we are seeing buy-in to some of these ideas as it’s finally hurt our wallets. It’s funny that we’ll put up with dirty air, dirty water and unpredictable weather… but as soon as it affects our purchasing power, our attention shifts!

  3. June 18, 2008 7:38 pm

    Tout est basé sur le pétrole dans notre société, que ce soit pour le transport , les matériaux., l’alimentation etc. La hausse va beaucoup plus loin que l’usage de l’automobile. Il y a un livre que j’ai lu dans un cours qui s’apelle “The Party’s Over: Oil, War and the Fate of Industrial Societies,”, de Richard Heinberg. Le livre est très complet et démontre avec des études scientifiques que la demande est plus forte que l’offre en ce moment et que cette situation va devenir de plus en plus difficile d’année en année. Les réserves de pétroles ne seraient plus capables de fournir la planète, ce qui ferait monter le prix du pétrole. Je conseille vraiment ce livre .Il est certain qu’avec ce que nous avons pu voir aux nouvelles ces derniers jours, certains essaient de s’en mettre plein les poches avec cette situation. Je crois que dans l’immédiat, il n’y a pas vraiment autre chose à faire que de mieux gérer l’utilisation du pétrole, que ce soit par transport en commun ou de mieux gérer ses déplacements. À plus long terme, c’est la société qui devra être capable de se départir petit à petit de sa dépendance au pétrole et intégrer d’autres formes d’énergie. Cela doit commencer à être envisagé le plus tôt possible .

  4. June 10, 2008 8:48 pm

    Je suis tout à fait d’accord avec toi Louis, nous allons devoir changer nombre de nos habitudes, mais aussi repenser nos villes et nos modes de transport. A Vancouver, la ville travaille beaucoup sur la densification des quartiers et certains parlent de développer davantage les transports en commun ou de rajouter plus de pistes cyclables avec peut-être un système de location de vélos comme le Vélib’ parisien, qui fonctionne avec la carte de transport.

    Il va falloir également ressortir un certain nombre de brevets des cartons, comme ceux pour les voitures avec des piles à combustible ou les voitures électriques comme la zen car canadienne. Il nous faut sans doute apprendre à consommer différemment mais aussi à consommer moins si l’on veut pouvoir continuer à profiter longtemps des ressources de notre belle planète.

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